Vendredi 21 mars 2008
Le Parlement des Artistes :
Benoît RIVILLON, Cyril ROVERY



Grands Signataires 
  • M. Georges PRÊTRE, Chef d'orchestre
  • M. Roberto ALAGNA, Ténor
  • M. Ludovic TEZIER, Baryton
  • M. Franck FERRARI Baryton
  • M. José Van DAM, Baryton-Basse
  • M. Jean-Christophe BENOIT Baryton, Professeur du CNSM
  • M. Claudio DESDERI Baryton 
  • M. Jean-Louis GRINDA Directeur de l'Opéra de Monte-Carlo
  • M. Eric CHEVALIER, Directeur de l'Opéra de Metz
  • M. Alain GARICHOT Metteur-en-scène
  • M. Benito PELEGRIN Essayiste, Professeur
  • M. Roland MANCINI Musicologue

  • Mme Mady MESPLE Soprano
  • Mme Mireille DELUNSCH Soprano
  • Mme Michelle COMMAND Soprano, Professeur de chant
  • Mme Andrée ESPOSITO Soprano, Professeur du CNSM
  • Mme Geori BOUE Soprano
  • Mme Viorica CORTEZ Mezzo-soprane
  • Mme Nadine DENIZE Mezzo-soprane
  • Mme Mireille LARROCHE, Directrice de La Péniche Opéra
  • Mme Sybil BARTROP Chef de Chant honoraire de l'Opéra de Paris
  • Melle Simone FEJARD Chef de Chant honoraire de l'Opéra de Paris
  • Mme Elizabeth COOPER Concertiste internationale, Chef de Chant
  • Mme Denise DUPLEIX Professeur honoraire de l'Ecole de l'Opéra de Paris


"Nous sommes de fervents acteurs et admirateurs des arts du spectacle.
Parmi ceux-là, nous plaçons l'opéra au niveau le plus achevé du spectacle vivant et des productions de l'esprit. Depuis son apparition relativement récente, grâce à l'implication des princes et des Etats qui le soutiennent fortement, l'opéra a fait progresser les compositeurs dans leur façon d'orchestrer, les chanteurs dans leur technique dramatique et vocale, les dramaturges dans leur écriture, les techniciens du spectacle dans leurs métiers, et le public dans sa culture musicale. Cet art vivant et la pratique du chant, tellement constitutive de l'être humain, doivent être soutenus et encouragés dans notre pays.

Le constat suivant fait écho à la lecture d'un
article où M. Jacques Drillon rapportait que, au Conservatoire National Supérieur de Paris, un élève sur trois entrant en classe de piano est extra-européen. Mais on trouve mieux en lisant très attentivement chaque année le programme de l'Opéra de Paris  ; cette saison encore un mystère s'y décèle : à quoi doit-on la forte présence d'artistes non-francophones, ou non-résidents en France, dans les distributions  ? Les chiffres sont là : 88%...  

Sur 174 solistes engagés cette saison 2007-2008 à l'Opéra de Paris, seuls 22 sont Francophones, Français ou résidents. Et encore, relégués aux parties mineures. Même le "Louise" de Charpentier, en langue française, ne retrouve que 3 chanteurs français contre 12 d'origine non-francophone sur le plateau. Qu'est-ce à dire ?… Serait-ce dû "à la maîtrise des langues" ? - Non, car ces 88 % de chanteurs ne chantent pas tous dans leur langue maternelle. "Au niveau musical" ? - Pourquoi un chanteur anglais ou russe serait-il plus musicien qu'un autre ? Serait-ce dû au "libre-arbitre des chefs d'orchestres", ou encore aux "formations dispensées en France, de si mauvaise qualité qu'il faut absolument recruter parmi des artistes européens voire extra-communautaires" ? - Non, de nombreux étudiants étrangers entrent dans les écoles françaises de musique, et l'Opéra de Paris lui-même dispense dans ses murs une formation d'art lyrique. "À l'esprit d'ouverture" ? - Un esprit qui prend le visage dur de la concurrence sans frein et du chômage, car dans le contexte actuel, commencer une carrière devient proprement impossible : Nous-mêmes formons de jeunes chanteurs qui possèdent quelquefois plus de moyens que nous n'en avions à nos débuts, et qui ne trouvent pas de contrats... Alors, quelle politique de recrutement, quelle directive obscure contraint les maisons d'opéra ? Le citoyen, contributeur de la puissance publique, cherche à comprendre.

Depuis quelques années, les chanteurs lyriques formés en France  sont de plus en plus soumis à la concurrence de leurs homologues étrangers, notamment américains du nord, russes ou issus des pays de l'Est. Symétriquement, où voit-on que les chanteurs français (exceptions notoires exclues) soient accueillis à bras-ouverts dans les maisons d'opéras étrangères, de Buenos Aires à Moscou en passant par Chicago ? Nulle part. Pas si bêtes : hors d'Europe on sait protéger ses emplois, son patrimoine, sa culture, sans risquer de procès en nationalisme. Et de grâce, ne nous répondez pas qu'il s'agit d'une politique de prestige. Lorsqu'un tel prestige coûte en termes humains tant de sacrifices, pour certains de sous-emploi, de fin de droits pour d'autres, ce n'est plus guère du prestige mais de la gabegie. Ce n'est pas qu'il faille jouer les chauvins, ni priver des Maisons du niveau de l'Opéra de Paris de l'apport artistique de quelques solistes invités d'exception. Naturellement pas. Tout le monde comprend bien que les salles de spectacles cherchent aussi à attirer un public plus nombreux, demandeur de têtes d'affiches. Mais la concurrence ne doit pas jouer systématiquement contre les chanteurs formés en France, qu'ils soient de nationalité française ou résidents francophones. Là, se pose gravement la question de la cohérence de l'action publique depuis la formation jusqu'à l'emploi. Les coûts et les durées de formation sont importants pour tous les musiciens. Ces dépenses reposent sur les fonds publics, et les coûts importants de production des spectacles vivants reposent aussi sur les deniers publics.

Va-t-on laisser plus longtemps nos talents se replier sur l'enseignement à défaut d'autres perspectives ? Dans quel autre pays voit-on les artistes formés in situ ne figurer que pour 12 % des distributions ? Le coût supporté par la collectivité pour les Conservatoires Nationaux Supérieurs est de 219 M€ (budget global annuel, hors dépenses de personnel, source ministère de la culture). À ce compte, on comprend pourquoi le secteur privé n'organise pas lui-même des formations de ce type. Ces formations particulières sont longues, onéreuses, et il n'est pas question de rentabilité… Il est donc nécessaire que l'Etat garde la main en garantissant l'égal accès de tous à une formation artistique de qualité. Il faut aussi avoir le courage de dire que notre niveau de formation musicale doit être amélioré. L'enseignement supérieur ne devrait être confié qu'à des professionnels aguerris aux arts de la scène (ce qui est loin d'être toujours le cas, hélas). Si on ne résout pas ces problèmes de formation et d'emploi très rapidement, les forces vives et les espoirs de la jeunesse s'affaibliront, et la spécificité de notre culture avec eux. Il ne faudra pas s'en plaindre d'ici à vingt années.

Pour avoir autour de nous de nombreux professionnels, nous savons que la conjoncture est très difficile en ce moment pour tous les musiciens ou même les chefs d'orchestre. Les chanteurs lyriques sont
aussi intermittents du spectacle. Leur situation est simple : les solistes et les choristes venus d'ailleurs sont légion, alors que ceux qui ont le tort d'être autochtones sont au chômage. Comme nous, le citoyen comprend mal que cet effort de la nation à former des artistes soit malmené par la sur-représentation d'artistes formés ailleurs. Là aussi, on nous opposera l'esprit de modernité et d'ouverture. Mais c'est bien de l'efficience et de la pérennité des "investissements" de la nation tout entière dont il s'agit. Le contribuable, qui est aussi un spectateur payant sa place, voit d'un mauvais œil qu'il soit ponctionné trois fois : dans un premier temps pour les besoins légitimes d'une longue formation des artistes, ensuite à l'entrée du spectacle pour le cachet d'un artiste qui ne profitera pas à l'économie du pays, et une fois encore pour les besoins de l'assurance-chômage des artistes résidents de droit, restés de fait au chômage !

Et précisément, nous ne pouvons pas croire que derrière cette abondance de voix étrangères se cache en réalité des emplois anti-sociaux ; que par le biais d'une consigne officieuse, prônant le recours à des artistes "à bas coût patronnal", on vise à exclure habilement du champ des allocations-chômage ceux qui y auraient droit à la fin de leur contrat : les artistes résidents en France... Car un artiste venu de lointaines contrées ne coûtera que 15% des charges patronnales contre 44 % pour un artiste résident.

Si c'est effectivement le cas, c'est très grave. Cela signifierait qu'un Ministère, devenu schizophrène, encouragerait le dumping social. C'est-à-dire que les acquis sociaux, gagnés de haute lutte hier, désavantageraient leurs ayants-droit aujourd'hui (!). Les employeurs publics défavoriseraient ceux-là mêmes que l'Etat a formés. La puissance publique toute entière se comporterait alors comme le pire des patrons-voyous. Non, l'artiste qui est aussi un citoyen ne veut pas croire que la mondialisation va se nicher jusque dans les coulisses de l'Opéra…

Des solutions existent : tous les artistes-interprètes, lyriques, dramatiques, de la danse, souhaitent une refondation totale de la politique d'emploi dans les structures publiques de notre pays, seules capables de faire vivre des troupes permanentes. À l'instar des jeunes instituteurs qui signaient un contrat avec l'Etat après leur formation, nous aurions des artistes sous contrat stable de deux ou trois saisons, permettant à ceux qui sont exclus aujourd'hui par cette concurrence massive d'acquérir enfin la dignité du rang où leur formation les destine, et surtout d'acquérir l'irremplaçable expérience de la scène nécessaire à la prise de rôles et à l'épanouissement personnel et professionnel des chanteurs. Les grandes voix d'autrefois, dont les plus brillantes chantent encore aujourd'hui, ont connu les troupes permanentes. Eux, savent à quel point les troupes leur ont permis de devenir ce qu'ils sont : de véritables artistes pouvant bâtir l'édifice de leur carrière, et non pas de fragiles intermittents, obligés d'auditionner encore et prouver en permanence qu'ils sont les meilleurs, alors qu'ils sont dans la plus grande précarité.

Nous sommes de ceux qui pensent que la politique culturelle d'un pays comme le nôtre devrait être plus responsable et plus honnête. Elle devrait protéger les talents et les emplois en donnant les moyens à cette solution de stabilité. Cela romprait avec les politiques de vain prestige et de petits emplois à courte-vue. Car à voir se produire certains artistes dans d'autres maisons d'opéra de second plan, sous des baguettes de qualité, on se dit qu'il y a une richesse et un potentiel qui n'a rien à envier à ceux dont la carte de visite les mène de Salzbourg à New-York ou de Moscou à Paris.

C'est dans un souci positif de cohérence et d'équité que nous formulons cette proposition simple : Il est plus que temps de reformer ces troupes, et d'y inclure en nombre les artistes formés en France, francophones et résidents. Il en va de la défense de notre patrimoine. Au rythme où le gâchis avance, dans dix ans, il sera trop tard. D'ailleurs, le financement de telles structures ne serait pas plus élevé que les montants dépensés pour des productions de prestige, pour les cachets faramineux de soi-disant grands chanteurs ou metteurs-en-scène, et serait mieux utilisé que les sommes allouées aux chanteurs français pour financer leur chômage. Elles recréeraient un cercle vertueux."
 




Premiers signataires de l'Appel :





M. Gabriel BACQUIER,
Baryton, Soliste international,
Commandeur des Arts et Lettres,
Chevalier de la Légion d'honneur,
Officier de l'Ordre national du Mérite




M. Michel SENECHAL
Ténor, Soliste international,
Directeur Honoraire
de l'Ecole de l'Opéra de Paris durant 14 ans,
Officier des Arts et Lettres,
Officier de la Légion d'Honneur,
Commandeur de l'Ordre National du Mérite



M. Robert MASSARD
Baryton, Soliste international
Membre de la troupe l'Opéra de Paris,
Chevalier des Arts et Lettres,
Officier de la Légion d'honneur
Officier de l'Ordre national du Mérite

 



Signataires : (345 signataires au 14 novembre 2008)
par ordre chronologique


Benoît Rivillon Acteur-Chanteur, Cyril ROVERY Baryton, Mathieu SEMPERE Ténor, Anne-Sophie SCHMIDT Soprano, Anne-Marguerite WERSTER Soprano, Brigitte PEYRE Soprano, Alain AUBIN Contre-ténor, Christophe FEL Baryton, Luc BERTIN-HUGAULT Basse, Rehana UDIN Soprano, Elise ARCHAMBAULT Soprano, Lucie ROCHE Mezzo-soprano, Tibère RAFALLI Ténor, Arnaud DELMOTTE Baryton, Frédérique VARDA Soprano, Anne DEROUARD Soprano, Aurélie BERENGUIER Soprano, André SCHÄFER Chef de choeur,  Eric LAUR Chef de Chant, Mariette JOST Professeur de chant, Nicole FOURNIE Soprano, Céline VICTORES-BENAVENTE Soprano, Franck CASSARD Ténor, Catherine DUNE Soprano, Mary SAINT PALAIS Soprano, Michel FOCKENOY Baryton, Jean-Christophe KECK Chef d'Orchestre, Bettina BRENTANO Agent Artistique, Florian LACONI Ténor, Anne CONSTANTIN Soprano, Sophie HERVE Soprano, Christophe MIRAMBEAU Ecrivain Metteur-en-scène, Jean-Pierre BLIVET Professeur de chant, Leïla ZLASSI Soprano, Carole CLIN Soprano, Florian WESTPHAL Basse, Marie-Thérèse KELLER Mezzo-soprano, Michelle CANNICIONI Soprano,  Olivier DESBORDES, Directeur de l'Opéra Eclaté, Alexandre REGIS Percussionniste, Pasqualino FRIGAU Baryton,  Sophie HAUDEBOURG Soprano, Jean-Baptiste DUMORA Baryton, Franck T'HEZAN Ténor, Aimery LEFEVRE Baryton, Eric CHEVALIER Directeur de L'Opéra de METZ, Frédéric GONCALVES Baryton, Patrick BURGAN Compositeur, Jean-Paul HIELARD, Chanteur et Président des Nouveautés Lyriques de Toulouse, Pierre CATALA Professeur de chant, Mathieu MUGLIONI Ténor, Claudine DUCRET Soprano Professeur de Chant, Daniel DELARUE Haute-contre Professeur de chant, Sophie DARMON Chef de chant, Magali DAMONTE Mezzo-soprano, Sébastien LEMOINE Baryton, Claire PARIZOT Soprano, Bruno COMPARETTI Ténor, Florence KATZ Mezzo-soprano, Eric BUTRUILLE Régisseur d'opéra, Stéfanie RAFFAELLO Soprano, Guy-Etienne GIOT Basse, Béatrice WARCOLLIER Pianiste et Chef du Choeur Régional de Picardie, M. Emmanuel TRENQUE, Chef des Choeurs de l'opéra de Tours, Paul GAY Baryton-basse, Catherine DUNE Soprano, Didier HENRY Baryton, Bernard IMBERT Baryton, Jean-Pierre ANIORTE Chef d'orchestre, Michel MULLERAS Musicien, Isabelle OBADIA Soprano, Jacques CHARDON Ténor, Gaël de KERRET Professeur de chant,  Jacques CHALMEAU Chef d'orchestre, Irina ZAOUI Soprano, Bruno BRUNET Ténor, Madeline MENAGER Soprano, Olivia BENEDETTO, Violoniste, Lionel SARRAZIN Basse, Isabelle POULENARD Soprano, Jean-François BORRAS Ténor, Raphaëlle WAGNEZ Soprano, Béatrice MALLERET Chef de choeur, Guy VIVES Basse, Robert EXPERT Contre-ténor, Jean-Marc MALZAC Basse, François-Nicolas GESLOT Ténor, Isabelle PHILIPPE Soprano, Caroline FEVRE Mezzo-soprano, Fabienne RISPAL-EUMONT Soprano, Michel EUMONT Ténor, David LEFORT Ténor, Judith GAUTHIER Soprano, Frédéric BANG-ROUHET Baryton, (100) Benoît RIOU  Baryton,  Sabine GARRONE Mezzo-soprano,  Romain CHAMPION Ténor, Elsa LEVY Soprano, Ludivine GOMBERT Soprano, Marc MAUILLON Ténor, Francis MEUNIER Baryton, Catherine HUREAU Mezzo-soprano, Salomé HALLER, Mezzo-soprane, Françoise MASSET Soprano, Mireille LARROCHE Directrice de La Péniche Opéra, Arnaud LANEZ Ténor, Yannick BOUSSAERT Baryton, Eric HUCHET Ténor, Catherine SCHOLLER Journaliste Opéra Magazine resmusica, Jean-Louis GEORGEL Baryton, Aurore BOUSTON Soprano, Fady JEANBART Ténor, Mireille DELUNSCH Soprano, Aurhelia VARAK Mezzo-soprano, Jérôme VARNIER Basse, Martine OLMEDA Mezzo-soprane, Patrice LAULAN Baryton,  Valérie FRAGASSI Soprano,  Jocelyn DESMARES Baryton, Joachim KNITTER Ténor, Benito PELEGRIN Critique Dr ès-Lettres,  Stéphanie LORIS Soprane, Vincent KARCHE Ténor, Mathis CAPIAUX Chanteur, Sylvia VADIMOVA-MARINI Mezzo-soprano,  Anne CRABBE Mezzo-soprane, François de CARPENTRIES Metteur-en-scène, Frédéric LHUILLIER Metteur-en-scène, David ORTEGA Baryton, Mandy BRISSI Soprano, Stéfan MORIAMEZ Ténor Chef de Choeur, Cécile de BOEVER Soprano, Magali WARNKE Flûtiste traversière, Claude POULAIN de la FONTAINE Soprano Professeur de Chant, Elodie MECHAIN Alto, Laurent LABERDESQUE Baryton, Sandra LIZ-CARTAGENA Soprano, Anne TRISTSONE Soprano, Christian LARA Professeur de chant, Margaux MOULIN Soprano, Marc MANODRITTA Ténor, Valérie MILLOT Soprano, Anne RODIER Soprano, Isabelle CALS Mezzo-soprane, Martine VOELTZEL Flûtiste, Ismène de DAMPIERRE Pianiste, Hervé OLEON Baryton, l'Ensemble de Solistes Artémis, Thierry GREGOIRE Contre-ténor, Emmanuelle CAMPANA Soprano, Béatrice FONTAINE-ALLAM Soprano, Véronica ANTONELLI Soprano, Jean-Pierre LO RE Chef d'orchestre, Emmanuelle DE NEGRI Soprano, Gilles DENIZOT Heldentenor, Vincent BERTRAND Baryton, Philippe TECHENE Professeur de chant, Agnès LECOSSOIS Soprano, Jacques CATALYUD Baryton, Jean-Philippe SARCOS Chef de l'Ensemble Palais-Royal, Jack DRUAUX Baryton, Jean-François FABE Baryton-Basse, Daniel HOUBRECHTS Ténor, Stéphane PACCOUD Conservateur au Musée de Lyon, Benoît JEANNES Baryton, Richard RITTELMANN Baryton, Willy LAMBERT Directeur du Théâtre de Nivelles (Belgique), Delphine HAIDAN Mezzo-soprane, Diana HIGBEE Soprano, Cécile MELTZER Mezzo-soprane, Lucien DELACROIX Metteur-en-scène, Anne RENOUPREZ Soprano, Stéphanie REVIDAT Soprano, Vincent ELIOT Chef de chant, Stéphane MALBEC GARCIA Ténor, Sylvie OUSSENKO Auteur Mezzo-soprane, Maria Cristina VILASMIL Mezzo-soprane, Juan Carlos MORALES Baryton, Sandra RAOUX Mezzo-soprane, Olivier NAVEAU Baryton-basse, Laura PRESTI Mezzo-soprane, Sonia NIGOGHOSSIAN Mezzo-soprane, Cédric GAUTHE Baryton, Rachel GOURFINK Soprano, Chantal CELMA Soprano, Fanny CROUET Soprano, Jean-Francis MONVOISIN Ténor, Laurence JANOT Soprano, Aude SARDIER Soprano, Valentin MARINELLI Violoniste (200), Cécile PIERRET Soprano, Anna-Paula FERNANDES Soprano, Geoffroy HEURARD Baryton-basse, Gabrielle PHILIPONET Soprano, Nicolas GAMBOTTI Ténor, Andréa GUIOT Soprano, Laurent CABANEL Ténor, Anne POUSTOMIS Pianiste, Laure CRUMIERE Soprano, Sylvie SULLé Contralto, Julie HATCHUEL Soprano, Maria MURANO Soprano, Guy BONFIGLIO Baryton, Viorica CORTEZ Mezzo-soprane, Stéphanie CARIOU Mezzo-soprane, Michel CADIOU Ténor, Anne BLEUVARCQ Soprano, Ghyslaine RAPHANEL Soprano, Malik BOUAZA-GRIMAUD Baryton, Isabelle VERNET Mezzo-soprane, Anne-Julie KERHELLO Soprano, Yann-Armel QUEMENER Basse, Huguette CALMEL Musicologue, Bernard DUPAQUIER Président de l'Ordre National des Musiciens, Thierry GREGOIRE Haute-contre, Maud DARIZCUREN Soprano, Marie KARALL Soprano, Guillaume PAIRE Baryton, Damien RIVIERE Ténor, Sébastien SOULES Baryton, Anastasios SKOURTIS Baryton, Pierre ESPIAUT Ténor, Karine JEAN-DENIS Soprano, Frédéric VASSAR Baryton, Virginie THOMAS Soprano, Emmanuelle MONIER Soprano, Pierre-André GAMBA Professeur d'Art Lyrique, Magali SCHWARTZ Mezzo-soprane, Olivier HEYTE Baryton, Catherine BOURGEOIS Mezzo-soprane, Armelle KHOUDOIAN Soprano, Nicole KUSTER Soprano, Pascal TERRIEN Baryton, Alexia CARR Mezzo-soprane, Sylvain PAUCHARD Ténor, Patrice MOLL Basse, Frantz CIALEC Basse, Les Amis de l'Art Lyrique de Lille M. DHAENENS, Jean-Pierre LOIRET ex-Régisseur de l'Opéra de Paris, Martine Biry Danseuse du Ballet de l'Opéra de Paris, Laury LITOLFF Clarinettiste, Xavier LAURENT Metteur-en-scène, Pierre MALBOS Chorégraphe Metteur-en-scène, Franck VILLARD Chef d'orchestre, Laurence MALHERBE Soprano, Marie-Gabrielle ROUSSEAU Soprano, Lionel LHOTE Baryton, Jacques ROUCHOUSE Critique musical, Camille POUL Soprano, Cyril ARNAUD-CHATELLIER Chef d'orchestre, Georges WANIS Ténor, Dominique FANAL Chef d'orchestre, Paul FINEL Ténor, Hébal SMAËL Professeur de chant, Laurent VIDAL Baryton, Pierre GIROD Baryton-Martin, Nans Bart compositeur, Alexandra LEFEVRE-MATLOKA Mezzo-soprane, Edwige BOURDY Soprano, Jean-Yves AIZIC Chef de chant, Jean-Christophe SELMI Violoniste, Nicolas TCHERNENKO Chanteur, Hervé RICHET Professeur des universités, Cécile AUZOLLE Musicologue,  Jean-François VINCIGUERRA Baryton-basse,  Franck GALLI Violoniste, Elisabeth CHOUARD Maquilleuse, Bertrand CHUBERRE Baryton-basse, Stéphane TREBUCHET Chef de Chant, Yvon REPERANT Claveciniste, Sophie GELIS Soprano, Rémy PICART Ténor, Association AlmaViva Lyon, Aude CESARI Soprano, Nicolas TESTE Basse-baryton, Jean-Louis SERRE Baryton,  Antoine PALLOC Chef de chant, Emilien MARION Pianiste, Marie-Paule DOTTI Soprano, Caroline DUMAS de l'Opéra de Paris, Blandine de SAINT SAUVEUR Professeur de chant, Bruce BREWER Ténor, Christophe BELLIVEAU Ténor, Ricardo ARAUJO Chef d'orchestre (300), Chantal LELIEVRE Soprano, Cyrille GEROME musicien, Martial DEFONTAINE Ténor, Alain VERHNES Baryton, Pauline YON Mezzo-soprane, Olga LISTOVA Soprano, Elisabeth BAZ Soprano, Aurélie MAGNEE Mezzo-soprane, Nicolas d'AGARO Ténor, Marc ZUILI Flûtiste, Jean-Paul CHICHERET Chef d'orchestre, Pierre CARETTE Cor anglais de l'Orchestre Philarmonique de Strasbourg, Camille BARBILLON Violoniste, Armelle DEBOS Soprano, Gaspard BRECOURT Directeur Musical de l'Opéra de Compiègne, Séverine ANOUIL Soprano, François VICAIRE Journaliste Musical, M. ARCHIPENKO Association Voltaire-République, Claire AVRIL Speakerine, Valérie ARSON Décoratrice, Vincent DELHOUME Ténor, Isabele ANGE Soprano,                   


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Commentaires

technicien forestier, baryton-basse amateur
commentaire n° : 1 posté par : Pierre MELTZ le: 14/11/2008 15:48:50
J'adhère et je soutiens à 100%.
commentaire n° : 2 posté par : Isabele ANGE, Soprano (site web) le: 13/11/2008 17:03:54
tenor
commentaire n° : 3 posté par : Vincent Delhoume le: 12/11/2008 20:25:48
Toutes les professions sont maintenant touchées par un dumping social qui est maintenant institutionnalisé et officialisé depuis la remanipulation du code du travail de cet été 2008 !

Il y a maintenant d'énormes efforts à faire, des mobilisations, des actions à réaliser pour revenir ne serait ce qu'une année en arrière et retrouver un équilibre entre employeur et employé.

Bon courage dans vos actions et vive les services publics artistiques !
commentaire n° : 4 posté par : Rémy M. le: 12/11/2008 16:00:47
Toutes les professions sont maintenant touchées par un dumping social qui est maintenant institutionnalisé et officialisé depuis la remanipulation du code du travail de cet été 2008 !

Il y a maintenant d'énormes efforts à faire, des mobilisations, des actions à réaliser pour revenir ne serait ce qu'une année en arrière et retrouver un équilibre entre employeur et employé.

Bon courage dans vos actions et vive les services publics artistiques !
commentaire n° : 5 posté par : Maurice le: 12/11/2008 15:58:44

REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE

La concurrence contre les chanteurs français et francophones dans les opéras et les conservatoires en France

mardi 11 novembre 2008, par Pierre Baracca


Le monde de l’Art lyrique proteste contre la politique qui vise à exclure les artistes français au profit d’artistes étrangers. Il ne faut nullement y voir un quelconque relent de chauvinisme et de nationalisme, précisent les signataires de L’Appel du Parlement des Artistes, mouvement créé en mars 2008 (1) : l’esprit gestionnaire étroit et de concurrence du libéralisme économique est passé par là. Quels sont les constats ?

Sur 174 solistes engagés cette saison 2007-2008 à l’Opéra de Paris, seuls 22 sont francophones, Français ou "résidents". Et encore, relégués aux parties mineures. Même "Louise" de Charpentier, en langue française, ne retrouve que 3 chanteurs français contre 12 d’origine non-francophone sur le plateau. Au Conservatoire National Supérieur de Paris, un élève sur trois entrant en classe de piano est extra-européen. Musiciens, chanteurs lyriques et même les chefs d’orchestre connaissent la précarité, le chômage. « Les solistes et les choristes venus d’ailleurs sont légion, alors que ceux qui ont le tort d’être autochtones sont au chômage. Comme nous, le citoyen comprend mal que cet effort de la nation à former des artistes soit malmené par la sur-représentation d’artistes formés ailleurs », remarque L’Appel (1).

La règle purement comptable fait des ravages comme pour les salariés des services publics et des entreprises. En effet depuis quelques années, les chanteurs lyriques formés en France sont de plus en plus soumis à la concurrence de leurs homologues étrangers « à bas coût », notamment américains du nord, russes ou issus des pays de l’Est. « Bas coûts » qui résultent de la différence de cotisations sociales patronales : 15% pour un artiste étranger contre 44 % pour un artiste français. Par ailleurs cette stratégie permet aux responsables des structures artistiques d’éviter de payer des allocations-chômage à ceux des artistes qui y auraient droit à la fin de leur contrat : les artistes "résidents" en France...

Les signataires de « L’Appel » s’interrogent : « Cela signifierait qu’un Ministère, devenu schizophrène, encouragerait le dumping social. C’est-à-dire que les acquis sociaux, gagnés de haute lutte hier, désavantageraient leurs ayants-droit aujourd’hui ( !). Les employeurs publics défavoriseraient ceux-là mêmes que l’Etat a formés. La puissance publique toute entière se comporterait alors comme le pire des patrons-voyous. Non, l’artiste qui est aussi un citoyen ne veut pas croire que la mondialisation va se nicher jusque dans les coulisses de l’Opéra… » (1)

D’autant que cette politique, qualifiée d’ « esprit d’ouverture » par les responsables des structures artistiques, n’existe qu’en France. « Symétriquement, où voit-on que les chanteurs français (exceptions notoires exclues) soient accueillis à bras-ouverts dans les maisons d’opéras étrangères, de Buenos Aires à Moscou en passant par Chicago ? Nulle part. Pas si bêtes : hors d’Europe on sait protéger ses emplois, son patrimoine, sa culture, sans risquer de procès en nationalisme » (1).

« L’Appel » estime que le contribuable, qui est aussi un spectateur payant sa place, est ponctionné trois fois : dans un premier temps pour les besoins légitimes d’une longue formation des artistes, ensuite à l’entrée du spectacle pour le cachet d’un artiste qui ne profitera pas à l’économie du pays, et une fois encore pour les besoins de l’assurance-chômage des artistes résidents de droit, restés de fait au chômage !

L’« Appel à la Refondation des Troupes Lyrique » (1) fédère des grands noms du monde de l’art lyrique : des chefs d’orchestre comme Georges PRÊTRE, Franck VILLARD, Jean-Christophe KECK, des chanteurs comme Gabriel BACQUIER, Michel SENECHAL, Robert MASSARD, Roberto ALAGNA, José Van DAM, Mady MESPLE, Ludovic TEZIER, Franck FERRARI, des musicologues comme Roland MANCINI, Cécile AUZOLLE, des directeurs d’opéra comme Jean-Louis GRINDA (Monte-Carlo), Eric CHEVALIER (Metz), Mireille LARROCHE (La Péniche Opéra), Olivier DESBORDES (l’Opéra Eclaté), des metteurs en scène comme Xavier LAURENT, Pierre MALBOS, des musiciens, des professeurs de chant, des danseurs, des régisseurs, des critiques, des associations comme Les Nouveautés Lyriques de Toulouse, L’Association AlmaViva Lyon, Les Amis de l’Art Lyrique de Lille, etc.

Pour lire la liste des signataires et l’argumentation détaillée de « L’Appel du Parlement des Artistes, aller sur le sitehttp://www.le-parlement-des-artistes.org/

Assistons-nous au retour de l’esprit du Théâtre national populaire (TNP) des années 1950-60 et de son directeur Jean Vilar qui déclarait que « Le TNP est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l’eau et l’électricité » ?

Il est vrai que les services publics subissent la même logique marchande que les structures lyriques. Ne sommes-nous pas, dans les deux cas, en présence de la même pensée néolibérale qui anime la bourgeoisie européo-mondialiste et son Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ?

Enfin, il est vrai aussi que les élites dirigeantes françaises et leurs relais médiatiques prennent un malin plaisir à déclasser les artistes français au profit des étrangers, symboles à leurs yeux de la mondialisation capitaliste à laquelle ces élites travaillent sans relâche. Le domaine des variétés connaît la même problématique que l’art lyrique : la chanson française et les jeunes chanteurs-compositeurs de la chanson française sont massivement exclus des médias, notamment publics, au profit d’abord d’une variété mondialisée standardisée anglophone ou chantée en anglais par des Français, sous prétexte « d’esprit d’ouverture » et de refus de « des cultures nationales » présentées comme ringardes.

Les signataires de « L’Appel du Parlement des Artistes » viennent à présent d’autres horizons comme Stéphane PACCOUD, Conservateur au Musée de Lyon, Hervé RICHET, Professeur des universités, etc. Serions-nous en présence d’une matrice susceptible de s’élargir aux différents mondes des arts ?

Serions-nous devant une résurgence de l’esprit des « Etats généraux de la culture » (2) initiés en 1987 par le communiste Jack Ralite avec 4000 artistes pour défendre l’exception culturelle française contre la marchandisation culturelle ? On ne peut que l’espérer. Il revient aux artistes et aux différents mondes des arts de se prendre en main comme a commencé à le faire le monde du lyrique qui a construit le « Parlement des artistes » pour agir, se faire entendre et faire pression. Il dépend des autres mondes des arts d’élargir l’assise artistique du « Parlement des Artistes ».

Pierre Baracca

(1). Texte de « L’Appel » du Parlement des Artistes et la liste des signataires qui ne cesse de s’allonger : http://www.le-parlement-des-artistes.org/

(2). Jack Ralite et les Etats Généraux de la Culture : http://www.aubervilliers.fr/article307.html

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commentaire n° : 6 posté par : Pierre Baracca (site web) le: 12/11/2008 11:57:12

Décoratrice intermittente du spectacle depuis 1985 : [Cinéma, Opéra, Théâtre, Mode, PUB, Clip-vidéo, Expo, Musée, Evts ...] un beau programme ! Mais je suis souvent sans emploi depuis les 2-3 dernières années . Les budgets étant hyper réduits , on embauche de plus en plus d'étudiants stagiaires qui vivent encore pour la plupart chez leurs parents , (faute de budget toujours) ... il y a aussi les images de synthèse qui nous subtilisent qq décors , mais c'est 1 autre débat ...

 J'ai travaillé pour l'Opéra de Paris en tant que décoratrice et vu plusieurs spectacles en av-1ères ( on appelle ça 1 privilège,.. je ris...), il est vrai qu'à chaque représentation , il y a 1 très grande majorité d'artistes non francophones , et bien que je ne remette pas du tout en question leur talent d'artistes et loin de là , j'ai eu fréquemment besoin du prompteur pour comprendre les textes déclamés et/ou chantés,... petit soucis de grand accent ! ça déconcentre un peu . Aussi, il y a des spectacles qui arrivent tout-beaux-tout-prêts , décors compris . C'est pareil pour les films , on les fait souvent à Pragues ou en Roumanie avec une équipe française hyper réduite et on embauche sur place à bas prix (!) et si possible on ne déclare pas un certain pourcentage des salaires français .
Voilà , la décoratrive vous a dépeint un pas très joli tableau !
Bien à nous tous et toutes ! V.A.

commentaire n° : 7 posté par : Arson Valérie le: 12/11/2008 00:46:18
"... Parmi ceux-là, nous plaçons l'opéra au niveau le plus achevé du spectacle vivant et des productions de l'esprit."
Quel dommage, tant de prétention et de manque de jugement!
Je signe par accord sur le principe mais déplore que vous ne sachiez envisager la haute valeur d'autres arts du spectacle qui nous entourent.
commentaire n° : 8 posté par : Claire Avril Garabiol le: 11/11/2008 18:27:37
soutien public de l'association Voltaire République. http://voltaire.republique.over-blog.com/
commentaire n° : 9 posté par : Simon Archipenko (site web) le: 11/11/2008 09:27:18
bonjour, pendant des années noous avons eu e même combat dans la mesure où j'avais la responsabilité du Tournoi des Voix d'Or (nombre de vos signataires y ont y participé en tant que candidats ou membres du jury) qui defendait les jeunes chanteurs français. je dis "défendais" car par manque de crédit le tournoi est suspendu.
reprenda-t-il un jour ?
si vous avez des idées... elles sont les bienvenues
François Vicaire, journaliste président du Tournoi
commentaire n° : 10 posté par : François Vicaire (site web) le: 09/11/2008 10:19:54
Soprano
commentaire n° : 11 posté par : ANOUIL Séverine le: 08/11/2008 21:35:11
Je vous apporte mon total soutien. Il est impératif et urgent de remedier à ce grave problème qui touche les artistes lyriques Français.En tant que directeur musical et conseiller artistique du Théâtre Impérial de Compiègne ( qui s'emploie, par ailleurs, depuis de nombreuses années à mettre le pied à l'étrier à de nombreux chanteurs Français ! ) je suis confronté actuellement à de grandes restrictions budgétaires qui rendent impossible pour le moment une programmation lyrique pour les prochaines années. 
commentaire n° : 12 posté par : brecourt le: 06/11/2008 13:03:52
Je ne peux que m'associer à cette pétition.
Merci à Mr Sénéchal pour cette initiative, il y a aussi de bons, de très bons chanteurs en France, et il faut leur donner leur chance.
commentaire n° : 13 posté par : Armelle DEBOS Soprano (site web) le: 03/11/2008 21:36:55
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'émission.
Je suis chanteuse amateur, passionnée  par le chant et maman d'un jeune bassonniste élève de Laurent LEFEVRE
Bravo pour votre initiative.On ne peut que signer !!!
commentaire n° : 14 posté par : LILO le: 02/11/2008 18:53:29
étudiante en musicologie , violoniste.
commentaire n° : 15 posté par : Camille Barbillon le: 02/11/2008 16:55:55
Attention toutefois, en troupe, à  faire une programmation en fonction des voix des artistes résidents.
En Allemagne ( et ailleurs ), dans certaines troupes, bien des "carrières" ont été compromises par une mauvaise distribution.
commentaire n° : 16 posté par : carette Pierre Cor Anglais Orchestre philharmonique de Strasbourg le: 01/11/2008 18:56:20
Bravo pour cette initiative. Un grand bonjour à Gaby. Nous avions fait les Mousquetaires au Couvent ensemble à l'Opéra Comique.
commentaire n° : 17 posté par : Jean-Paul Chicheret le: 01/11/2008 14:05:51
flûtiste
commentaire n° : 18 posté par : marc zuili (site web) le: 01/11/2008 13:05:22
Bien évidemment je souscris à ce manifeste juste et urgent.
commentaire n° : 19 posté par : Vincent VITTOZ le: 01/11/2008 12:59:33
soutient dune chanteuse amateur
commentaire n° : 20 posté par : anonyme le: 01/11/2008 12:56:50
Je tenais également à remercier du fond du coeur MM. Bacquier, Sénéchal et Massard pour leur initiative. Tous les chanteurs de notre pays ont du rêver, un jour ou l'autre, de concevoir pareil projet. Eux l'ont osé. Messieurs, merci pour l'art lyrique français.
commentaire n° : 21 posté par : Nicolas d'Agaro, ténor le: 31/10/2008 22:48:35
Luttons pour le retour des troupes en France, le seul moyen de revenir à une vraie tradition du chant français. Le niveau des troupes avant l'arrivée de M. Liebermann était exceptionnel. Revenons à ce niveau d'excellence. Luttons pour que disparaîsse la concurrence déloyale qui règne entre nos artistes et ceux, pas toujours meilleurs, voire seulement aussi bons, que nous envoie le reste du monde.
Mais repensons aussi l'enseignement. Penchons-nous davantage sur les valeurs de nos anciens, plutôt que de nous plier aux "modes" actuelles. Les anciens avaient tout compris, en matière de voix et d'interprétation. Les goûts et les attentes du public ont changé, mais à quel prix?
commentaire n° : 22 posté par : Nicolas d'Agaro le: 31/10/2008 22:42:48
Mezzo-soprano
commentaire n° : 23 posté par : Magnee Aurelie le: 26/10/2008 11:47:17
Pour le retour des troupes lyriques en France!!!
commentaire n° : 24 posté par : Elizabeth Baz le: 23/10/2008 22:46:15

mezzo soprano

 

commentaire n° : 25 posté par : yon le: 13/10/2008 00:03:55
Pour que vive le chant français et par sincère amitié à ceux qui nous ont montré le chemin, à savoir les trois premiers signataires et les autres.
commentaire n° : 26 posté par : Alain Vernhes baryton-Basse le: 11/10/2008 22:43:10

Bonjour,

Je ne peux que souscrire au bilan évoqué par Mr Sénéchal et Mr Bacquier et les solutions proposées sont indispensables pour le futur du chanteur français et francophone.

Merci à vous

 

Cordialement

 

Martial Defontaine

commentaire n° : 27 posté par : Defontaine Martial - Ténor le: 10/10/2008 14:29:16
Merci pour cette prise de position que seuls les artistes de premiers plans pouvaient prendre!
commentaire n° : 28 posté par : gerome (site web) le: 07/10/2008 21:46:42
Mr Sénéchal,
Ma rencontre avec vous à la Biliothèque Nale m'a fait entrevoir une petite lumière dans ma solitude de chanteuse. Je vous apellerai comme promis et c'est avec un grand bonheur que j'écouterai les conseils d'un grand maître qui veut sauver l'Art Lyrique du delà du temps, au delà de l'espace.
commentaire n° : 29 posté par : LELIEVRE Chantal Soprano le: 05/10/2008 17:14:20
Mr Sénéchal,
Ma rencontre avec vous à la Bibliothèque nale m'a fait entrevoir une petite lumière dans ma grande solitude de chanteuse. Je vous apellerai comme promis et c'est avec un grand bonheur que j'écouterai les conseils d'un grand maître qui veut sauver l'Art Lyrique au delà du temps, au delà de l'espace.
commentaire n° : 30 posté par : LELIEVRE Chantal le: 05/10/2008 16:42:06
Ricardo ARAUJO
Chef d'Orchestre et Compositeur
Directeur musical: New Latin American Philharmonic et Festival lyrique de Catagène des Indes (Colombie)
commentaire n° : 31 posté par : ARAUJO Ricardo (site web) le: 03/10/2008 10:23:45
bon courage, je suis des vôtres
commentaire n° : 32 posté par : belliveau christophe le: 02/10/2008 21:01:03
Je soutiens cette initiative, et espère le retour des troupes en France afin de former les jeunes chanteurs à la scène !!!
Bruce Brewer
commentaire n° : 33 posté par : Bruce BREWER Ténor le: 02/10/2008 18:50:11
Merci à Gabriel Bacquier et à vous tous de donner de la force pour lutter contre ce scandale qui m'écoeure  depuis que je chante et que j'ai dennoncé dans toutes les associations dont j'ai fait partie AFPC et l'UPMCF! Nous continuons a éssayer d'aider les chanteurs en nous perfectionnant ,en organisant des concours pour les agguerir mais rien ne vaut la scène et le travail professionnel... C'est à  désesperer de former des jeunes chanteurs doués qui travaillent ... et de ne pouvoir leur offrir aucun espoir. 
Blandine de Saint Sauveur, professeur de chant au CRR de Boulogne Billancourt
commentaire n° : 34 posté par : blandine de Saint Sauveur le: 02/10/2008 18:17:27
les chanteurs Français ont le droit de travailler  en France 
commentaire n° : 35 posté par : Caroline DUMAS de l'Opéra de Paris ,professeur à l'Ecole Normale de Paris le: 02/10/2008 15:27:29
bravo pour vos initiatives, on ne peut qu'y adhérer !
commentaire n° : 36 posté par : marie-paule dotti le: 02/10/2008 12:13:17
Le monde tient à un fil nous on tient à nos rêves.
commentaire n° : 37 posté par : Emilien MARION (site web) le: 02/10/2008 11:10:40
Bravo!
commentaire n° : 38 posté par : Gelas le: 02/10/2008 10:44:04
Le chant français a tellement à offrir, BRAVO
commentaire n° : 39 posté par : Antoine Palloc, concertiste, chef de chant (site web) le: 02/10/2008 08:37:49
signature supplementaire
commentaire n° : 40 posté par : touitou sophie le: 02/10/2008 01:26:22
Felicitation !!

http://www.myspace.com/remypicart
commentaire n° : 41 posté par : PICART REMY (TENOR ) le: 01/10/2008 01:27:50

Nul n'est prophète en son pays,mais en France,cela devient une maladie ...Et le problème n'est pas nouveau !
Etre un artiste français serait il suspect ?

commentaire n° : 42 posté par : Muriel MARSCHAL RICHARD le: 30/09/2008 22:56:00
Bravo, ne fléchissons pas cette fois !
commentaire n° : 43 posté par : Serre (site web) le: 30/09/2008 13:02:49
C est vraiment une formidable initiative. MERCI.
commentaire n° : 44 posté par : nicolas Testé basse-baryton le: 30/09/2008 00:43:19
Entièrement d'accord avec cette analyse du sort des artistes résidents en France. Après, des années d'apprentissage, la scène nous reste interdite faute d'engagement. Que faire, s'expatrier, changer de métier ?
commentaire n° : 45 posté par : Aude CESARI soprano le: 29/09/2008 04:20:43
Bonjour,
avons entendu dans notre ville de lyon une damnation de Faust avec un ténor d'origine étrangère, texte incompréhensible...!
Sociétaires de l'association Alma Viva ex Frères des Quatrièmes de l'Opéra de Lyon, notre concert du dimanche après-midi 23 novembre accueillera de jeunes talents français. De plus, un concert Puccini le soir du 21 décembre avec Marie-Paule DOTTI que nous avons découvertes il y a de nombreuses années.
Nombreux artistes signataires de cette pétition ont entendu parlés de notre société.
commentaire n° : 46 posté par : Martine et Marceline Vacle le: 28/09/2008 09:58:54
Mr REMY PICART TENOR
commentaire n° : 47 posté par : PICART REMY le: 26/09/2008 18:25:03
sophie Gelis, soprano
commentaire n° : 48 posté par : Sophie Gelis le: 23/09/2008 10:08:11
Je soutiens cet appel, même si je suis plus concerné par la dénonciation du star system que par la protection des intérêts des chanteurs nationaux. A la limite, pourquoi ne pas avoir des troupes étrangères en France, du moment qu'il y a des troupes ?  Ce qui me semble dramatique, c'est la réduction de l'opéra en France à quelques spectacles de prestige montés avec des stars internationales.
commentaire n° : 49 posté par : Grenier Emmanuel le: 22/09/2008 15:24:19
Yvon REPÉRANT Claveciniste Chef de Chant
commentaire n° : 50 posté par : Yvon REPÉRANT le: 21/09/2008 15:58:50

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